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03.07.2007

Michel Caron

medium_papa.JPGMichel Caron (1929-2001)
Michel Caron entre aux cours René Simon, puis, un peu plus tard, le Conservatoire de Musique de Paris où il obtient trois premiers prix : opéra, opéra-comique, opérette.Michel Caron pose pour des publicitaires : l'homme heureux qui déguste des frites à la végétaline, le pompiste Shell qui exprime sa joie de vendre un si bon produit, l'homme qui garde l'haleine fraîche grâce au dentifrice que vous savez....
Engagé au Châtelet pour interpréter Guy Florès lors d'une reprise de L'Auberge du Cheval Blanc (1960-1961), il est remarqué par les directeurs de théâtre et commence une solide carrière.
Après cette Auberge, Raymond Vogel l'engage dans sa troupe à Mulhouse et lui fournit l'occasion d'interpréter tous les grands rôles du répertoire. Jacques Luccioni, à son tour, lui confie le rôle de Paris (théâtre Gérard Philippe), ainsi que Rodolphe de La Traviata.
Après son départ du Châtelet, Maurice Lehmann monte encore deux Offenbach au théâtre de Paris : La Périchole (1969) Prix du public et de la critique et Barbe-Bleue (1971). Michel Caron interprète Piquillo puis le sire de Barbe-Bleue. Le ténor fut la révélation de cette Périchole. De moult articles élogieux dont celui de Maurice Tassart (L'Aurore) : "... le triomphe du jeune ténor Michel Caron, ... Il chante admirablement et joue de même, sa diction est impeccable et son physique parfaitement vraisemblable". Maurice Fleuret, directeur de la Musique au Ministère de la Culture, y va lui aussi de son couplet :" ...Michel Caron fait merveille d'héroisme vocal, de justesse, de goût et d'aisance scénique". Et, deux ans plus lard, dans Barbe-Bleue (François Malric) : " Il est beau garçon, il a de l'aisance, de l'esprit, il possède une voix admirable qui lui permettrait de briller au Palais Garnier et il doit être extrêmement intelligent car, en dépit de tous ces atouts, il ne se prend pas au sérieux".
A Paris encore, on l'applaudit dans les " Rencontres du Palais-Royal ", à Bobino (Croisière d'amour), à l'Opèra Comique (La Vie Parisienne, 1974), et au TMP dans Danilo de La Veuve Joyeuse (1982-1983).En dehors de son interprétation de nombreux ouvrages du répertoire (2), il a crée Un Chapeau de Paille d'Italie de Guy Lafarge et André Grassi (Strasbourg, 1966).
Au Grand Théâtre de Genève, de 1972 à 1978, il a assuré les spectacles de fin d'année.
Après une tournée au Japon avec Patrick Dupond pour le spectacle "D, comme Danseur" en 1996.

(1) Il a également chanté cette Périchole à la Monnaie de Bruxelles.(2) Les principaux ouvrages à son répertoire (en dehors de ceux déjà cités). En opéra : Faust (Bruxelles, Rio de Janeiro), Les Troyens et Pénélope (Lisbonne), Don Juan de Manara, Le Pauvre Matelot, La Mort de Danton, Dialogues des Carmélites, Opéra d'Aran, Pelléas à la Fenice... En opérette : La Vie Parisienne, La Fille de Madame Angot, La Grande Duchesse de Gérolstein et Monsieur Carnaval. Sa carrière à la radio : 15 ans d'émissions lyriques et de concerts réalisés à l'ORTF. On a fait surtout appel à lui Pour les " Offenbach ", les viennois et les ouvrages modernes.

Ses rôles au cinéma et à la télévision : Passe ton bac d'abord, Maurice Pialat. Le choix des Armes, Alain Corneau. L'Orchestre Rouge, Jacques Rouffio. Le Démon dans l'ile, Francis Leroi. Pause café, L'Aéropostale, ......

Michel Caron a mis fin à ses jours le 2 septembre 2001.